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  • Jean Christophe DECAUX

Biriatou et la fougère


Dimanche, j'ai senti une fougère pleurer.

Je souhaite vous partager cette expérience. J'avais été invité à lire des textes pour la fête de l'arbre à Biriatou accompagné par la musique des plantes et par Stéphane qui joue de la flute amérindienne. Outre mes poésies, je donnais des écrits d’écrivain basque et "Le chêne de derrière chez nous" de Jean Erdonsaincy Etchart s’est présenté. Cet arbre avait accompagné le quotidien de génération autour de sa maison, Et un jour, il fut coupé et il devint plancher intérieur. Plus j'avançais dans ce texte, plus je sentais que la fougère connaissait l'Etre dont je parlais. Arriva le moment fatidique où j’annonçais son trépas. Et là, la musique s’est tue. La tristesse s'empara de nous, Plus de signal au bout de la ligne. J'en fus abasourdi. Une fougère qui rentre dans le silence Pour honorer la mémoire d'un géant, Ce n'est pas possible. J'avais pourtant évoqué le fait que le végétal ressent la douleur animale, que pour lui le temps et l'espace n'existent pas et que les plantes ont une mémoire, mais de là à m'en apercevoir... Je découvrais que cette fougère qui offrait sa musique et qui m'accompagnait dans la lecture de ce texte.... Elle connaissait cet arbre ! « Rien n'est plus précieux que la Vie » C'était le message que contenait son silence. Je ne l'ai pas entendu tout de suite, comme d'habitude il me faut toujours du temps pour comprendre. Les enseignements sont là sur notre chemin, il faut savoir s’arrêter pour les écouter. Cela modifie toute la base de ma pensée, Ces mémoires seraient là partout, des mémoires d'ombre et de lumière qui nous accompagnent au quotidien.

Vous me direz que c’est une interprétation, je consens que ce soit la mienne et qu’elle se renforce au fil de mon chemin. Pour finir, une jeune fille s'est approchée après le spectacle, Elle tenait dans ses mains un insecte brindille, un phasme,

Elle s’était aperçue de sa présence sur sa manche à la fin de la représentation. Elle l'a posé délicatement à côté de la fougère. C'était comme si il était venu pour la consoler. Quel lien singulier entre les insectes et les plantes,

De quoi nous inspirer. Tout vit, tout communique, À nous d'ouvrir les yeux, De retrouver le chemin du cœur et de nous émerveiller.


Jean-Christophe

28/11/2023

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